VENDANGES EN CHAMPAGNE-SEPTEMBRE 2014

Voici venu le 1er jour des vendanges pour le Champagne François Lecompte à Rilly-la-Montagne !

30 vendangeurs venus de tous horizons vont rejoindre l’équipe du Récoltant-Manipulant François Lecompte :

Cueilleurs, porteurs de paniers, débardeurs de caisses, pressureurs, etc. tous sont à l’œuvre pendant 10 jours pour faire de chaque vendange un Millésime unique !

Au Champagne François Lecompte, nous avons notre propre pressoir et pressons à la propriété.

La vendange est entièrement manuelle.

La maturité du raisin :

Une des premières règles applicables à la vendange est la limitation des rendements. L’objectif est d’ajuster les rendements en fonction de la qualité de la récolte sur pieds et d’éviter les excès de production qui nuisent à l’expression des vins. Ainsi, tous les ans, la profession détermine le rendement à l’hectare, en kilogrammes, qui pourra bénéficier de l’appellation Champagne.

Par ailleurs, une parcelle ne peut être vendangée que si les raisins présentent une richesse en sucre minimale, définie chaque année par l’INAO en fonction des caractéristiques de la récolte et des conditions de l’année. Cette richesse en sucre ne peut pas être inférieure à 143 g par litre de moût (on appelle « moût » le jus de raisin), ce qui correspond à un degré minimum potentiel de 8,5°. Le degré moyen en cuverie de l’ensemble des moûts ne doit pas être inférieur à 9°.

La cueillette et le transport :

En Champagne, la réglementation stipule que « tout moyen ne permettant pas la récolte de grappes de raisins entières est interdit ».

Cette disposition a pour effet d’interdire la machine à vendanger, car celle-ci frappe les grappes pour faire tomber les baies. Or, les raisins doivent arriver sains et intacts au centre de pressurage.

L’enjeu de cette règle est qualitatif : il s’agit d’éviter toute macération des baies dans le jus avant le pressurage, pour garantir la fraîcheur des vins et éviter leur coloration (l’une des particularités champenoises étant de produire un vin blanc pour les trois quarts à partir de raisins à pellicule noire). Pour la même raison, les raisins sont transportés vers le centre de pressurage dans des caisses percées permettant l’écoulement de jus d’auto-pressurage.

Lors de la cueillette, il convient également d’éviter de mélanger des feuilles avec les grappes pour éviter de donner un mauvais goût au moût.

Le pressurage et la vinification :

Les trois cépages (Chardonnay, Pinot Noir, Pinot Meunier) sont cueillis et pressurés séparément.

Une fois livrés au pressoir, les raisins sont pressurés dans les plus brefs délais.

Lors de la bascule de raisins dans le pressoir, ces derniers ne doivent pas chuter de plus de 2 mètres de hauteur pour assurer leur intégrité. Notons que la capacité du pressoir est elle aussi réglementée.

Le pressurage est également soumis à des règles destinées à assurer la qualité des moûts.

La première de ces règles est celle du rendement au pressurage : il faut 160 kilogrammes de raisins pour obtenir un hectolitre de moût.

Seul le meilleur du jus est donc extrait pour l’AOC.

4000 kgs de raisin vont être pressés (le marc) pour obtenir 2.550 litres de jus de raisin.

Le Champagne François Lecompte n’utilise que les 2.000 premiers litres (la Cuvée), le jus le plus pur, pour l’élaboration de ses cuvées.

Ensuite, les moûts (les jus des trois différents cépages) seront « débourbés », c’est-à-dire séparés des matières en suspension dans les jus, appelées « bourbes » (poussières, pépins de raisins…).

Ainsi clarifiés, les moûts seront ensuite vinifiés selon des règles strictes.